ARCHITECTURE INTERACTIVE :

Développement du système architectural en vue de cette problématique.
Définir ce qu’est un système ?

  1. Dynamique du système où les éléments de liaisons sont des éléments variés et indépendants. Organisations dynamiques et  qui interagissent.
  2. éléments épars et singuliers (modèles chaotiques) qui s’auto-organisent
  3.  Ce système recombine le tout à partir de ses éléments en tenant compte du jeu de leurs interdépendances et leur évolution dans le temps.
  4. Ce système est un ensemble d’éléments en interactions dynamiques organisées en fonction d’une finalité. Cette finalité est le maintien de la structure de ce système.
  5. Complexité qui naît d’interactions simples, à partir d’éléments en constantes interactions.
  6. Un changement minime peut amplifier et conduire à des états de très hautes organisations.
  7. Formes, diversités et unités sont le résultat de processus chaotiques qui font intervenir des myriades d’éléments en interaction.
  8. C’est à partir de bifurcations successives que l'on peut aboutir à s’écarter de l’état initial pour conduire à l’apparition de formes nouvelles, à l’autoganisation de structures complexes.
  9. A partir d’éléments de lois simples faire naître la complexité des organisations et des fonctionnements.
  10. Tendre vers une organisation des systèmes complexes (processus d’auto-organisation)
  11. Génération d’ordre à partir du désordre.

Pour une meilleure compréhension, il faut voir comment se font et quelles sont les connexions du système, dans son processus d’organisation en réseau.
Les grandes structure engendrées par la natures :

  1. Grandes structures des fonctions de la vie, des écosystèmes ,voire des économies : reseaux de communication, d’informations, de matière, d’interfaces transactionnelles, et boucles de régulation.
  2. Les règles d’assemblages pour construire la complexité croissante : constructions emboîtées et reliées en réseaux indépendants.
  3. Certaines formes de structures ou fonctions émergent d’un ensemble d’autres formes ou fonctions. Elles s’établissent par auto-séléction.

En ce qui concerne les connexions, l’informatique, les réseaux et l’architecture. Il existe un moyen de transmission de forces ou d’informations : c’est le domaine des interfaces hommes-machines.
nous nous sommes attachés à l’étude des réseaux de communication.

Les réseaux :

Le réseau est à la fois ensemble de liens et de machines circulatoires. Son organisation implique une certaine solidité alors que la fluidité est nécessaire aux changements incessants.
Il s’agit de liens multiples entre les éléments hommes, machines, environnements.
On s’attache au transfert d’une entité totalement abstraite : l’information. L’avantage de l’information est de pouvoir être traitée en grande quantité et très rapidement par des machines (processeurs) généralement en vue d’actions.
Dans cette coévolution homme-machine-environnement. Il y a enrichissement des activités entre les individus, la mémoire dynamique des collectifs et le cadre spatio temporel de l’environnement.
"L’intelligence" du réseau n’est pas dans les automates élémentaires, mais dans les connexions que l’on a établi entre eux. Avec cette possibilité de pondérer +  ou – ces connexions pour parvenir à un état stable.
L’essentiel du réseau est dans sa topologie, dans ses possibilités de liens multiples conduisant à une circulation de l’information.
Mode d’organisation du réseau : modèle chaotique. Par rapport à une situation chaotique le réseau organise. Il distingue des points particuliers, des éléments différentiables, des lieux divers. Il est d’abord organisation des différences.
Le réseau est tel qu’il comporte suffisamment de fluidité et de flexibilité pour s’adapter. Même encadrer dans une structure solide, il reste fluide.
Organisation dans la différence par la connexion. Il est gestionnaire du collectif.

Territoire et réseau :

Le système, structurellement, est comme un ensemble d’éléments en interaction comme en relation limitée avec un environnement.
L’environnement est régulé par l’organisation du système, de même l’organisation du réseau comporte des régulations adaptatives ou stabilisantes.
L’importance est d’assurer l’adaptation du réseau à un environnement  changeant et l’organisation coopératif, adaptatif et évolutif impliquant de nouveaux rapports collectifs entre acteurs, et de nouveaux rapports de l’espace et du temps.
Le réseau  virtuel et le réseau réel ne sont pas dans un rapport de successions chronologiques, mais dans un rapport de régulation systémique.
L’enjeu est la recherche d’outils capables d’identifier, d’évaluer, voire de mesurer l’écart entre réseau virtuel et réseau réel en ce qui concerne les réseaux territoriaux.

Coévolution ? Processus par lequel la matière s’organise en structure et fonctions de plus en plus complexes.
L’homme s’engage dans une coévolution avec son environnement, animal, végétal, écologique, mais aussi avec les machines, les systèmes et les réseaux qu’il a créé pour survivre ou assurer sa croissance et son développement.
La métaphore du cybionte (superorganisme planétaire) :
Pour J- de Rosnay, on peut voir émerger à l’heure actuelle une nouvelle forme de vie. C’est une vie hybride : biologique, mécanique et électronique. Nous en sommes les cellules. L’auteur de l’homme symbiotique propose de baptiser cet organisme planétaire, le cybionte (cybernétique et biologie).> Archibionte.

DIPLOME_ ARCHITECTURE INTERACTIVE_2003:

- 00 - 01 - 02 - 03 - 04 - 05